Cahier pratique

Chronique du Service Espaces Verts de la ville de CHAROLLES :

    

 

     Sachez que nous sommes passés au « Zéro Phyto » totalement depuis le début de cette année 2017, cimetière et terrains de sport compris.

     C’est une véritable nouvelle organisation du service, cette décision est « Chronophage », mais indispensable à la santé des hommes et à la préservation de notre environnement.

     Le désherbage chimique de la commune nous « occupait » 350 h à l’année ( un anti-germinatif en début d’année et un rattrapage en septembre), pour désherber sans produits phytosanitaires, il nous faut 6 fois plus de temps, c’est-à-dire 140 jours à 2 agents ! 

     Nous pratiquons « l’éco-patûrage »  en collaboration avec la bergerie du Lycée agricole de CHAROLLES, sur des zones difficilement accessible à faucher, d’autre part,  nous avons ensemencé environ les 2/3 du cimetière et désherbons les allées avec un désherbeur mécanique, houe maraîchère, débroussailleuse à fil et autre binette.

     Nous paillons la majorité de nos massifs, d’arbustes, vivaces ou saisonniers (massifs d’annuelles par exemple).

     Nous utilisons des auxiliaires de culture comme les larves de « Chrysopes et des nématodes prédateurs de vers blancs ». Nous installons de nombreux pièges à phéromones pour lutter contre la Pyrale du buis et la Mineuse du Marronnier. Dans nos serres de production, nous utilisons des pièges englués contre les aleurodes.

     Récemment, nous avons investi dans un désherbeur mécanique pour les allées des squares, placettes et allées du cimetière. Les caniveaux des trottoirs sont désherbés à l’aide d’une débroussailleuse munie d’une brosse métallique rotative, puis la balayeuse vient achever le travail en ramassant les projections d’herbe et de terre .

     L’entretien des berge de l’Arconce se fait de façon « Différenciée », afin de laisser des refuges à la faune et préserver ce milieu naturel. 

     Le plus important pour que la population accepte cette « Flore spontanée » est la communication, chose que nous réalisons dans la presse régulièrement ou dans le bulletin municipal.

 

 

Joël FRIZOT

Pôle technique-Cadre de Vie

Chef du Service Espaces Verts
Mairie de Charolles

 

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Fin des pesticides dans les collectivités en 2017 et en 2019 pour les particuliers

Les pesticides interdits dans les espaces verts en 2017 et les jardins en 2019

26 mai 2014 (mis à jour le 20 avril 2016) 
 

Le 22 juillet 2015, l’Assemblée nationale adopte la loi de transition énergétique pour la croissance verte qui prévoit la mise en place de l’objectif zéro pesticide dans l’ensemble des espaces publics à compter du 1er janvier 2017  : interdiction de l’usage des produits phytosanitaires par l’État, les collectivités locales et établissements publics pour l’entretien des espaces verts, promenades, forêts, et les voiries.

La commercialisation et la détention de produits phytosanitaires à usage non professionnel seront interdites à partir du 1er janvier 2019. Cette mesure concerne tout particulièrement les jardiniers amateurs.

Les produits de biocontrôle, qualifiés à faible risque ou dont l’usage est autorisé dans le cadre de l’agriculture biologique peuvent être utilisés.

 

L'interdiction de vente des pesticides aux particuliers avancée de 2022 à 2019

Le Sénat a voté le 10 juillet un amendement au projet de loi sur la transition énergétique qui fixe au 1erjanvier 2019 la date à laquelle la vente des pesticides sera interdite aux particuliers. Cette interdiction était déjà prévue par la loi Labbé de février 2014 mais avec une application prévue en 2022. 

"
Les particuliers qui font usage de pesticides bénéficient rarement d'un niveau d'information suffisant concernant la dangerosité des produits qu'ils épandent, et ils ne bénéficient pas comme les professionnels d'une formation adaptée concernant les dosages et l'usage des équipements de sécurité nécessaires", justifient les sénateurs écologistes à l'origine de cet amendement. Ces derniers précisent que les pesticides utilisés en zones non agricoles représentent 7% (dont 6% en jardins particuliers) des substances actives phytosanitaires utilisées en France. 

L'association Générations Futures salue cette "
avancée certaine pour la santé et l'environnement des jardiniers amateurs". Mais l'ONG regrette que le ministre de l'Agriculture n'envisage pas d'interdire en agriculture l'usage des produits à base de glyphosate, pourtant reconnu cancérigène probable par le Centre international de recherche sur le cancer (Circ), et que le Sénat n'ait pas maintenu la proposition d'interdiction des néonicotinoïdes dans le projet de loi.

Interdiction de la vente en libre-service en 2017 

Les sénateurs ont voté un deuxième amendement, du Gouvernement cette fois, qui prévoit que les pesticides ne pourront plus être vendus en libre-service aux particuliers à compter du 1er janvier 2017. Compte tenu du délai nécessaire pour réorganiser leur surface de vente, les distributeurs devront lancer un programme de retrait de la vente en libre-service des produits dès le 1er janvier 2016. Ces obligations ne s'appliqueront pas aux produits de biocontrôle. 

"
Les pesticides chimiques comme le Roundup ne seront plus en vente libre aux jardiniers amateurs, à partir de 2017. Ils seront sous clef, accessibles après un conseil personnalisé, prodigué par un personnel formé". 

Dernière minute:

L’autorisation du glyphosate, la molécule active du Roundup, est arrivée à expiration ce jeudi 30 juin en Europe et la Commission européenne a finalement décidé de prolonger cette autorisation pour 18 mois.

Depuis de nombreuses années, l’herbicide phare du groupe Monsanto déchaîne les passions et cristallise l’attention de l’opinion autour des pesticides et de leurs effets sur la santé. En mars 2015, la classification par le Centre international de recherche sur le cancer (CIRC) du glyphosate comme « cancérogène probable » avait ravivé la polémique.

 

 

 

 

Sans titre

 

                                             2019 c'est proche!  Il faut donc nous préparer à cette échéance

L’Association « Les Jardiniers du Charolais-Brionnais-Val de Loire  « organisera dès cette année des ateliers d’initiation à  la confection de produits naturels  à base de plantes  pour remplacer les produits phytosanitaires du commerce.

Quelques jardiniers de notre association emploient  avec succès ces substituts naturels, leur contribution à la réalisation des ateliers sera très précieuse. D’ailleurs  suite au travail de l’un d’eux  une plaquette expliquant la réalisation d’extraits, décoctions, infusions, macérations sera éditée et remise à chaque membre de l’Association.

 

 

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Recette de désherbant 100% naturel à base d'eau, de vinaigre et de sel

Il existe de nombreuses alternatives bio et écologiques aux produits chimiques. Des préparations que nous pouvons concocter nous-mêmes avec des ingrédients que l’on utilise au quotidien et donc bon marché. C’est par exemple le cas du vinaigre blanc. En effet, aussi très utilisé comme nettoyant naturel, ce condiment fait des merveilles sur les adventices, particulièrement les plus résistantes et récalcitrantes.

Toutefois, du fait de sa grande acidité, le vinaigre peut influencer la fertilité du sol. C’est pourquoi il faut le diluer dans de l’eau salée. Plus précisément, la recette et le dosage idéal sont :

  • cinq litres d’eau,

  • un kilo de sel iodé,

  • 200 ml de vinaigre blanc.

Arrosez de ce mélange les mauvaises herbes, laissez agir et lorsque la végétation commencera à jaunir et à faner, il vous suffira de l'arracher.

D'aucuns opposeront ici que le sel, même s'il est naturel, stérilise le sol. C'est vrai, mais pas si vous l'utilisez avec parcimonie sur des petites surfaces, par temps chaud (la pluie risquant de le faire ruisseler plus loin).

 

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Vespa velutina Lepeletier, 1836

Frelon à pattes jaunes, frelon asiatique ( Français )

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Vespa velutina est un frelon invasif d’origine asiatique dont la présence en France a été signalée pour la première fois dans le Lot-et-Garonne par Haxaire et al. (2006). Les individus acclimatés en France appartiennent à la variété nigrithorax, dont la coloration est à dominante brune. Ils sont issus de femelles fondatrices qui auraient pu avoir été introduites avec des poteries importées de Chine par un horticulteur du Lot-et-Garonne. Ce dernier a en effet remarqué la présence du frelon autour de sa propriété dès 2004. L’insecte s’est depuis largement répandu dans une grande partie du sud-ouest de la France (Villemant et al., 2006). Le genre Vespa comprend 22 espèces qui toutes vivent dans la région asiatique (Asie centrale et Asie du Sud-est). Seules quelques unes atteignent les Philippines ou la Nouvelle-Guinée. Jusqu’ici, deux espèces seulement ont une aire de répartition qui s’étend de l’Asie à l’Europe : le Frelon d’Europe Vespa crabro Linnaeus, 1758 et le Frelon oriental Vespa orientalis Linnaeus, 1771 (Matsuura & Yamane, 1990).                                                                  

 

Historique

 Vespa velutina a été observée pour la première fois en France en 2004 en Lot-et-Garonne Havre probablement de conteneurs de poteries chinoises importées dans ce département via le port du Havre.

 Suivi en France

 La première mise en garde face à cette espèce date de 2006.En septembre 2009, un nid est découvert en Île-de-France, au nord-est de Paris, mais en réalité, l'espèce aurait déjà franchi la frontière franco-belge (un nid de 60-80 cm de diamètre a été détruit par les pompiers, dans un bouleau, à environ 20 m de hauteur, à  Sormain (Nord) fin octobre 2011). En octobre 2012, un nid est découvert au sud-ouest de Paris et, en novembre, un homme est mortellement piqué à Coron près de  Saumure 25. Deux nids sont détruits en  Eure-et-Loire début août 2013. Trois nids primaires ont été détruits en juin et juillet 2013 dans l' Eure ; aucun nid secondaire n'ayant été détecté, le département n'est pas déclaré officiellement colonisé.

 La progression du front d'invasion est d'environ 60 km par an7, le frelon étant présent sur 50 % du territoire métropolitain (majoritairement la moitié sud-ouest).

En 2012, le département de Saône-et-Loire n'etait pas encore classé comme colonisé par Vespa velutina, mais en 2015, force est de reconnaître que sa présence est bien réelle, un nid ayant été repéré en Val-de-Loire au lieu-dit "la Varenne" sur la commune de Motte Saint Jean.

 

Repartition vespa velutina 2013

 

Identification

Principaux caractères

Le Frelon asiatique est très facile à reconnaître car c’est la seule guêpe en Europe à posséder une livrée aussi foncée : les adultes sont brun noir et apparaissent, de loin, comme des taches sombres sur le nid. La variétéV. velutina nigrithorax possède un thorax entièrement brun noir velouté et des segments abdominaux bruns, bordés d’une fine bande jaune. Seul le 4e segment de l’abdomen est presque entièrement jaune orangé. La tête est noire, la face jaune orangé, les pattes jaunes à l'extrémité.  Ce frelon est difficile à confondre avec le Frelon d’Europe, Vespa crabro. Mesurant environ 3 cm de long, il est un peu plus petit que ce dernier. La différence est particulièrement nette chez les reines, dont la taille atteint au plus 3,5 cm chez V. velutina et 4 cm chez V. crabro (Villemant et al., 2006).

 

 

 

                                                                                

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               Frelon asiatique et europeen

Habitat

Dans son aire d'origine, le Frelon asiatique vit essentiellement en milieu forestier mais avec l’extension de l’urbanisation aux dépens de la forêt,  on le rencontre aussi en zone périurbaine. En climat subtropical, la variété nigrithoraxse cantonne généralement dans les régions montagneuses (Van der Vecht, 1957).  En France, le Frelon asiatique installe de préférence son nid dans les hautes branches des grands arbres, en zone urbaine ou agricole comme en milieu boisé. Il semble profiter des vallées des cours d’eau pour se disperser et éviterait les peuplements purs de conifères. En effet, bien qu’il soit présent dans le département des Landes, les forestiers n’ont à ce jour pas repéré de nid dans les arbres en pleine forêt. Certains nids sont parfois installés dans des bâtiments ouverts (garage, appentis, sous une terrasse, etc..) ou plus rarement encore dans un trou de mur, dans un roncier ou dans le sol.

Nids

Comme, le frelon d’Europe, Vespa velutina construit un volumineux nid de papier mâché, composé de plusieurs galettes de cellules entourées d’une enveloppe faite de larges écailles de papier, striées de beige et de brun. L’orifice de sortie est petit et latéral alors qu’il est large et basal chez le Frelon d’Europe. Lorsqu’il est installé dans un espace bien dégagé, le nid du Frelon asiatique est sphérique quand sa taille ne dépasse pas 60 cm de diamètre. Mais il peut devenir ovalaire et atteindre jusqu’à 1 m de haut et 80 cm de diamètre quand il est fixé, comme c’est souvent le cas, à plus de 15 m de haut dans un grand arbre (Villemant et al., 2006). Le Frelon asiatique nidifie parfois dans un bâtiment ouvert ou dans un creux de muraille, beaucoup plus rarement dans un roncier ou une cavité du sol. Lorsqu’il façonne son nid dans la frondaison d’un grand arbre, la présence de la colonie n’est décelable que par le va-et-vient des ouvrières dans le feuillage, car le vol du frelon asiatique est beaucoup plus discret que celui du Frelon d’Europe. Cela peut expliquer que les nids soient observés plusieurs années après l’arrivée du frelon comme en Lot-et-Garonne, Gironde et Côte-d’Or (Rome et al., 2009). On ne découvre souvent les nids deVespa velutina qu’en hiver, lorsque les arbres ont perdu leurs feuilles
Comme chez toutes les guêpes sociales (Guêpes communes, Frelons et Polistes), les colonies du Frelon asiatique ne vivent qu’un an. On peut donc, au cours de l’hiver, détacher un nid sans risque car tous les habitants en sont morts.

 

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Biologie

Activité, comportement

Vespa velutina est une espèce diurne qui, contrairement au Frelon d’Europe, interrompt toute activité à la tombée de la nuit. C’est un prédateur avéré d’autres Hyménoptères sociaux, notamment des abeilles mais comme V. crabro, il consomme aussi une grande variété d’autres insectes et d’araignées ,
Depuis l’été 2006, certains apiculteurs s’inquiètent de voir leurs ruches plus régulièrement et plus fortement attaquées par cette espèce que par le Frelon européen. En vol stationnaire à une trentaine de cm de l’entrée de la ruche, une ouvrière de V. velutina succède régulièrement à une autre pour capturer les butineuses qui reviennent chargées de pollen. Le frelon fonce sur sa proie, la fait tomber au sol, la saisit entre ses pattes et la tue d’un coup de mandibules derrière la tête avant de l’emporter dans un arbre pour la dépecer. Après lui avoir coupé la tête, les pattes, les ailes et l’abdomen, il en fait une boulette qu’il emporte jusqu’au nid pour en nourrir les larves.

En France, tous les observateurs s’accordent sur le fait que V. velutina n’est pas agressif et qu’il est possible d'observer son nid à 4 ou 5 m de distance sans risque. Les rares personnes piquées l’ont été en tentant de détruire un nid ou en touchant une ouvrière par inadvertance. La piqûre si elle est douloureuse n’est pas plus dangereuse que celle d’une guêpe mais les personnes allergiques au venin d’Hyménoptères doivent bien sûr rester très prudentes.

Plusieurs personnes ont côtoyé des nids en activité installés à proximité de leur habitation sans que les ouvrières ne manifestent une quelconque agressivité lors des allées et venues des habitants. Il faut toutefois demeurer extrêmement prudent face aux très gros nids installés à grande hauteur dans les arbres. Lorsque l’on s’approche à moins de 5 m d’un nid de Frelon, plus la colonie qu’il renferme est importante et plus on a de risque de subir l’attaque d’un essaim d’ouvrières.

Nutrition

Le frelon asiatique a un régime alimentaire très varié. Outre les abeilles, il s’attaque aux insectes de très nombreux ordres et notamment aux guêpes, mouches, papillons ou chenilles ainsi qu’aux araignées dont ils nourrissent leurs larves. Les adultes ne se nourrissent que de liquides sucrés (miellat, nectar, miel…) ; à l’automne, ils mangent aussi la chair des fruits mûrs, pommes, prunes, raisins etc. Ils peuvent en consommer de grandes quantités et faire parfois des dégâts dans les vergers.

Reproduction

C’est en automne que les femelles reproductrices de la nouvelle génération quittent le nid en compagnie des mâles pour s’accoupler ; elles sont les seules à hiverner tandis que les mâles, les dernières larves et ouvrières meurent. Au printemps, chaque reine fondatrice ébauche un nouveau nid, pond quelques œufs et soigne ses premières larves qui deviendront, un mois à un mois et demi plus tard selon la température, des ouvrières adultes capables de prendre en charge la construction du nid et l’entretien de la colonie. La reine consacrera alors le reste de sa vie à pondre. Avec l’apparition des ouvrières, l’activité de la colonie s’intensifie considérablement et la taille du nid augmente pour atteindre son maximum au cours de l’automne.

Prédateurs

Les oiseaux qui, comme la Pie-grièche écorcheur (Lanius collurio), la Bondrée apivore (Pernis apivorus) ou le Guépier d'Europe (Merops apiaster) sont d’actifs prédateurs du Frelon d’Europe, sont susceptibles de s’attaquer aussi aux adultes du Frelon asiatique. Des Pics (Picus spp.) ainsi que des Pies (Pica pica)ont été vus à la fin de l’automne perforer à coups de bec l’enveloppe d’un nid pour consommer les derniers individus, larves ou adultes, de la colonie en train de mourir.

Stratégie de défense des abeilles

L’Abeille asiatique, Apis cerana, a développé une stratégie de défense très efficace contre les frelons qui, comme V. velutina, attaquent régulièrement ses colonies. Le frelon agresseur est rapidement entouré d’une masse compacte d’ouvrières qui, en vibrant des ailes, augmentent la température au sein de la boule jusqu’à ce que leur adversaire meure d’hyperthermie ! Au bout de 5 minutes, la température ayant atteint 45°C, le frelon succombe mais non les abeilles qui sont capables de supporter plus de 50°C. Cette méthode est très efficace mais, lorsqu’elle est trop souvent répétée, elle entraîne un affaiblissement de la ruche car les ouvrières consacrent alors moins de temps à l’approvisionnement (Ken et al., 2005).

En France, l'abeille domestique est capable de se défendre des attaques occasionnelles du Frelon d’Europe mais ses colonies sont parfois très fortement affectées par la prédation intensive qu’exerce le Frelon asiatique. On verra si avec le temps,  nos abeilles renforcent leur stratégie de défense face aux frelons. Les scientifiques (MNHN, CNRS et IRD) suivent de prêt le comportement de défense des abeilles et la dispersion de V. velutina afin d’évaluer l’importance de son impact sur l’apiculture.

Lutte, piégeage

Une lutte irraisonnée contre une espèce invasive peut conduire à favoriser son installation. Cela a été trop souvent le cas par le passé. Les espèces invasives ont en général une très forte capacité d’adaptation et de dispersion. C’est le cas du frelon asiatique à pattes jaunes. Les méthodes de lutte qui ont un impact sur le reste de l’environnement risquent donc de desservir nos espèces locales en faveur de ce dernier. Dans l’attente de nouvelles découvertes et de méthodes de lutte spécifiques, il vaut mieux suivre les recommandations suivantes :

- Éviter le piégeage des femelles fondatrices de Frelon asiatique. C’est en effet la période de l’année où la lutte contre Vespa velutina est la plus vaine. Cette espèce produit de très nombreuses femelles fondatrices (jusqu’à plus de 300 pour un très gros nid), et le printemps est la période où la mortalité des fondatrices de frelons comme de guêpes est la plus élevée, en grande partie du fait de la compétition intervenant entre individus d’une même espèce. Détruire certaines fondatrices à cette période ne fait que laisser la place à d’autres. De plus, il n’y a actuellement aucun piège réellement sélectif vis-à-vis du frelon asiatique. Même un piège dit « sélectif » a un impact sur les insectes non cibles, car si une sélection physique partielle a lieu pour certains insectes (trop gros pour pénétrer dans le piège ou assez petits pour s’échapper par les petits trous latéraux), le séjour, même court, dans un piège peut avoir un impact (excès de chaleur, humidité, etc.) sur la survie ou la fécondité des insectes capturés. Pour qu’un piège soit réellement efficace, il faut que son appât soit attractif pour le frelon asiatique, répulsif pour les autres insectes et durable dans le temps. Des recherches dans ce sens par l’INRA de Bordeaux et par au moins une entreprise privée (Veto-Pharma) sont en cours.

- En cas d’attaque de frelon asiatique sur un rucher et uniquement dans ce cas. Il faut poser des pièges à sélection physique (pour diminuer l’impact sur les autres espèces), avec comme appât du jus de vieille cire fermentée (appât qui a donné de bons résultats dans ces conditions), mais il faut poser les pièges uniquement au niveau du rucher. Ceci permet de diminuer la pression de prédation et d’affaiblir les colonies de frelon. Ces pièges doivent être en général posés à partir de juillet et jusqu’à la fin de la saison.

- La destruction des colonies reste la méthode la plus efficace pour diminuer les populations de frelon asiatique. Celle-ci doit se faire le plus tôt possible et jusque fin novembre. Le frelon asiatique étant diurne, les nids devront être détruits à la tombée de la nuit ou au lever du jour. Ainsi la quasi-totalité de la colonie pourra être éliminée. La destruction des nids au cours de la journée (notamment à l’aide d’une lance à eau ou d’un fusil) fait augmenter considérablement les risques d’accident. Tous les individus volant hors du nid ne seront pas tués et pourront rapidement reconstruire un nid à proximité ; ils resteront en outre très énervés plusieurs jours durant. Si la reine est encore vivante, la colonie pourra encore produire des mâles et des femelles sexués, mais si la reine est morte, la colonie ne produira plus que des sexués mâles ; dans les deux cas, l’activité de prédation sera poursuivie. À ce jour, les meilleures techniques de destruction utilisent une perche télescopique pour injection d’insecticide. Il faudra ensuite descendre le nid et le brûler pour que les insectes morts et l’insecticide ne soient pas consommés par les oiseaux. Si le nid est accessible, il est possible de le détruire sans insecticide, en bouchant le trou d’entrée avec du coton, puis en le mettant dans un sac avant de le détacher et de tuer la colonie par congélation. Il faut toujours être équipé d’une combinaison able de se limiter à ces méthodes de lutte tant que de nouvelles techniques plus efficaces n’auront pas été mises au point. Cela ne veut pas dire « rester inactif », mais « faire au mieux dans l’état actuel des connaissances ».

Distribution géographique

Depuis son introduction en France, probablement vers 2003-2004, l’expansion de Vespa velutina semble avoir été très rapide. Fin 2006, sa présence était déjà recensée dans 13 départements du sud-ouest : de la Charente-Maritime aux Pyrénées-Atlantiques et de la Gironde et des Landes jusqu’à la Corrèze et la Haute Garonne. En Gironde comme dans le Lot-et-Garonne, la densité des nids était déjà localement très élevée. En hiver 2006, on a repéré ainsi 37 nids de cette espèce à la périphérie de Bordeaux (R. Saunier, com. pers.) et 85 autres sur une distance d’environ 60 km entre Marmande (L.-et-G.) et Podensac (Gironde) (M. Dugrand, com. pers.). M. Dugrand a dénombré 10 nids dans un rayon de 600 m. En 2009, 32 départements sont déjà envahis.

 

Frelons asiatiques, que faire en présence d’un nid.

 

QUE DOIT-ON SAVOIR : 

Comment reconnaître le frelon asiatique ?Long de 20 à 25 millimètres pour les ouvrières, jusqu’à 30 mm pour les reines, le frelon asiatique (Vespa velutina) est un peu plus petit que le frelon européen (Vespa crabro).
Son nid de forme sphérique ou ovale peut atteindre jusqu’à 100 cm de diamètre. Il est souvent accroché à des hauteurs importantes, mais aussi sous un abri aéré. 

 


Les facteurs de risques :Le frelon asiatique n’est pas plus dangereux et agressif envers l’homme que tout autre hyménoptère (guêpe, frelon européen, abeille) tant qu’il n’est pas dérangé et qu’on ne s’approche pas de son nid. Auquel cas, il peut attaquer en groupe. Son venin n’est pas particulièrement toxique, en revanche son aiguillon peut traverser les tissus épais et piquer en profondeur (1 cm) et surtout pulvériser du venin à distance. Seul un choc est à craindre chez les personnes qui sont allergiques aux piqûres de ces insectes. A ce jour, la quasi-totalité des attaques de frelons asiatiques sur l’homme en France ont eu lieu à proximité de nids actifs ou de nids décrochés, mais incomplètement détruits, voire accidentellement lors de travaux de jardinage ou d’entretien d’espaces verts.

 

QUE FAIRE EN PRESENCE D’UN NID DE FRELONS ASIATIQUES ?

 

  • En prévention, il convient d’être prudent et de ne pas s’approcher à moins de 5m du nid.
  • Ne prenez pas le risque de détruire le nid vous-même, faites appel à des professionnels :
    • Sur le domaine privé, c’est une entreprise privée relevant de l’activité « services de désinfection, dératisation et désinsectisation » qui intervient.
    • Sur le domaine public, ce sont les sapeurs-pompiers qui interviennent dès lors qu’il y a un risque particulier pour des tiers.
  • Il n’y a pas d’urgence à enlever un nid de frelons découvert à l’automne, ce nid est présent depuis plusieurs mois, il faut prendre le temps de faire analyser sa dangerosité.
  • La destruction des nids en hiver (à partir de novembre) n’est d’aucune utilité car les jeunes fondatrices fécondées ont déjà quitté le nid. La population restante va péricliter avec les gelées hivernales. Les quelques fondatrices pouvant rester dans le nid durant l’hiver ne seront très certainement pas aptes à recommencer un cycle. 
  • Le nid de frelons non détruit ne sera pas réinvesti l’année suivante. Il y a peu de probabilité qu’un nid se reconstruise à proximité immédiate de l’ancien nid l’année d’après. Le nid se dégradera naturellement avec la pluie et les oiseaux.

 

COMMENT AGIR INDIVIDUELLEMENT CONTRE CE FLEAU ?

 

En étudiant le cycle de vie de ce frelon, on s'aperçoit que nous pouvons agir très utilement et individuellement contre ce fléau.

En effet, les nids construits dans l'année se vident de leurs habitants en hiver car l'ensemble des ouvrières et des mâles ne passent pas l'hiver et meurent. 

Seule les reines et jeunes reines se camouflent dans les arbres creux, sous des tas de feuilles, dans des trous de murs, etc ... pour en ressortir courant février et commencer à s'alimenter.

C'est à ce moment que nous pouvons agir.

En disposant des pièges dans nos jardins ou sur nos balcons en ville pour attraper ces futures fondatrices de nids:

1 reine = 2 000 à 3 000 individus 

Pour fabriquer ces pièges, il suffit de récupérer des bouteilles d'eau minérale en plastique,  de le retourner dans la partie basse puis verser à l'intérieur 10 centimètres d'un mélange de1/3 bière brune, de 1/3vin blanc ( pour repousser les abeilles  et 1/3  de sirop de cassis.

Il suffit de laisser en place ces pièges de la mi-février à la fin avril.

 

Laisser les pièges en place jusqu'à l'arrivée du froid, changer la mixture de temps en temps et surtout brûler les occupants car il ne sont pas toujours morts, remis hors de la mixture il peuvent se réveiller et repartir. 

 

 

                                                                                                               

 

 

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SOURCESLIENS D'INFORMATION:

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vespa_velutina


Portail d’actualité de l’INRA : http://www.inra.fr/
Actualités de l’INPN (Inventaire National du Patrimoine Naturel) : http://inpn.mnhn.fr/
Fiche d’aide à l’identification du frelon asiatique : http://inpn.mnhn.fr
Pour les apiculteurs : http://sanitaire.apicole17.org

Association MAIA - Ruchers associatifs à La Gaude : http://maiabeille.blogspot.fr/

http://www.pollinis.org/

 

Signaler la présence d’individus ou un nid de frelons asiatiques à l’INPN :
Inventaire du patrimoine français : http://inpn.mnhn.fr/espece/signalem…

Syndicat apicole de Saône-et loire Contact : Raymond Carré (référent départemental), tél. 06.13.33.77 19 raymondcarre@wanadoo.fr

 

Nourrir les oiseaux au jardin

Pourquoi nourrir les oiseaux au jardin l’hiver

 

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L’hiver est une période de l’année où les aliments se font de plus en plus rares. Les oiseaux peinent  à trouver les insectes, vers, bais ou graines qui composent leur alimentation et le gel rend  la recherche beaucoup plus délicate.

 

S’il est bon de nourrir les oiseaux  au jardin durant la saison froide, il s’agit de le faire en connaissance de cause et d’éviter les maladresses.

Quand et comment nourrir les oiseaux?

On attend de préférence le gel, la neige ou les pluies incessantes pour commencer le nourrissage. Trois méthodes sont recommandées pour bien les nourrir : au sol, en mangeoire, dans les arbres. Et d’une manière générale, loin des baies vitrées.

Au sol vous jetterez vos graines en variant les emplacements.

Dans une ou plusieurs mangeoires vous éviterez de mélanger les sortes de nourritures et vous ne laisserez pas les saletés ou la moisissure s’installer (les verdiers et les tourterelles sont particulièrement sensibles aux aliments pollués par les déjections par exemple).

Dans les arbres, un peu partout au jardin, vous pendrez des boules de graisse, des distributeurs, du lard non salé,…

Ne mettez pas plus de nourriture qu’il ne peut en être consommé en 24 h pour éviter qu’elle ne s’abîme.

Nettoyez régulièrement les mangeoires : les oiseaux sont sensibles à de nombreuses maladies.

Attention de ne pas les installer à découvert où ils pourraient être facilement attaqués par leurs prédateurs.

Quelle nourriture apporter aux oiseaux ?

Plus la nourriture que vous proposez sera variée plus vous attirerez d’espèces différentes.

Voici les espèces concernées selon les graines proposées :

-  graines de tournesol : nombreux oiseaux sauf les moineaux

-  graines de pastèque : mésanges (mésange bleue et charbonnière), sittelles

-  beurre et margarine non salés

- farine

- pomme et poires

- mélange de graines comme du blé, de l’avoine ou de l’orge.

- gras de viande

Pour compléter votre action, n’oubliez pas l’eau surtout pour les granivores qui ne retirent que peu d’eau de leur nourriture. Changez souvent l’eau des abreuvoirs.

Attention toutefois, Il ne faut pas les nourrir tout au long de l’année car les oiseaux ont besoin de chercher eux-mêmes leur nourriture.

En créant une dépendance, cela viendrait à rompre le mécanisme de la chaîne alimentaire.

Il ne faut nourrir les oiseaux que lorsqu’ils en ont le plus besoin, en période de grands froids

 

Ce que proposent les jardineries ou le commerce :

 

Les mélanges que vous y trouverez sont de toute évidence particulièrement adaptés à nos amis les oiseaux.

Différentes graines sont mélangées à de la graisse dans un filet, cette présentation a le mérite de rendre la nourriture accessible aux oiseaux.

On trouve également des bâtons de nourriture, des pâtées et même des sachets d’insectes.

Toutes ces propositions aident à prolonger la bonne alimentation des oiseaux l’hiver.

 

Les mangeoires les mieux adaptés aux oiseaux en hiver :

Vous trouverez en jardinerie, ou en magasin spécialisé, un vaste choix de cabanes et nichoirs àoiseaux que vous pourrez :

-      accrocher aux arbres, solidement harnaché avec du fil.

-      Poser entre les branches mais maintenu pour les protéger du vent.

 

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 Pour les bricoleurs ou bricoleuses, un modèle simple à réaliser,

 

Nourrir les oiseaux en hiver est une excellente initiative pour les aider à passer cette période difficile. Par grands froids leur subsistance ne tient souvent qu’à peu de choses.

La  présence des oiseaux en hiver égaye, anime et enchante nos jardins,  c’est également un bon moyen de maintenir un bon écosystème au sein de son jardin.

 

 

 

 

 

 

Comment réaliser des boutures de géranium zonal

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Les journées échange de plants permettent de découvrir des espèces particulières et pour les débutants de découvrir des techniques et tours de main.

Lors de la matinée du 3 mai, M. Jean Liodenot avait apporté des boutures de géranium zonal d'une variété ancienne et des fiches techniques pour en réussir le bouturage. 

Voici donc comment procéder:

Trempez les boutures (d’une longueur de 25 cm environ) la poudre d’hormone de bouturage, sur environ 3 à 4 cm. Secouez pour enlever l’excès de poudre. Plantez en terre profonde (10 à 15 cm). Bien serrer la terre aux pieds des  boutures et arroser copieusement. Laissez les plantes s’enraciner jusqu’aux gelées. Evitez de piocher les mauvaises herbes les premiers mois car les racines sont fragiles, préférez le désherbage à la main. Supprimez les premiers boutons de fleurs jusqu’au mois d’août, ensuite laissez fleurir jusqu’aux gelées.

Début novembre et ce avant les premières gelées, arrachez soigneusement et délicatement les géraniums (attention les racines sont très fragiles) et conservez les,  racines en l’air dans un endroit frais, lumineux et aéré (évitez les courants d’air).

Au printemps (début avril) des rejets vont se développer coupez les tiges à environ 15 cm au-dessus des racines et faites de nouvelles boutures.

Arrosage régulier en cas de fortes chaleurs.

 

 Geranium 001 copie 001

 

 La variété ancienne des géraniums peut atteindre 80 cm de hauteur et les fleurs sont impressionantes

 

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